Jacques Prévert – poezii

Grădina

Mii şi mii de ani
N-ar ajunge
Pentru a povesti despre
Acea secundă din eternitate
Când m-ai îmbrăţişat
Când te-am îmbrăţişat
Într-o dimineaţă
În lumina iernii
În parcul Montsouris
În Paris
Pe pământ
Acest pământ
Care este o stea.

Les enfants qui s’aiment

Les enfants qui s’aiment s’embrassent debout
Contre les portes de la nuit
Et les passants qui passent les désignent du doigt
Mais les enfants qui s’aiment
Ne sont lŕ pour personne
Et c’est seulement leur ombre
Qui tremble dans la nuit
Excitant la rage des passants
Leur rage, leur mépris, leurs rires et leur envie
Les enfants qui s’aiment ne sont lŕ pour personne
Ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit
Bien plus haut que le jour
Dans l’éblouissante clarté de leur premier amour.

Copiii care se iubesc

Copiii care se iubesc
Se-mbrăţişează în picioare
Lângă porţile nopţii
Stârnind mânia trecătorilor
Copiii care se iubesc
Se-mbrăţişează în picioare
Stârnind mânia trecătorilor,
Mânia şi dispreţul lor
Şi râsetele şi invidia.
Dar copiii care se iubesc
Nu sunt acolo pentru nimeni;
Ei sunt în altă parte –
Dincolo de noapte,
Mult mai presus de stele
În orbitoarea strălucire
A primei lor iubiri.

Cet amour

Cet amour
Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au millieu de la nuit
Cet amour qu faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté
Parce que nous le guettions
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Cet amour tout entier
Si vivant encore
Et tout ensoleillé
C’est le tien
C’est le mien
Celui qui a été
Cette chose toujours nouvelle
Et qui n’a pas changé
Aussi vrai qu’une plante
Aussi tremblante qu’un oiseau
Aussi chaude aussi vivant que l’été
Nous pouvons tous les deux
Aller et revenir
Nous pouvons oublier
Et puis nous rendormir
Nous réveiller souffrir vieillir
Nous endormir encore
Rêver à la mort,
Nous éveiller sourire et rire
Et rajeunir
Notre amour reste là
Têtu comme une bourrique
Vivant comme le désir
Cruel comme la mémoire
Bête comme les regrets
Tendre comme le souvenir
Froid comme le marble
Beau comme le jour
Fragile comme un enfant
Il nous regarde en souriant
Et il nous parle sans rien dire
Et moi je l’écoute en tremblant
Et je crie
Je crie pour toi
Je crie pour moi
Je te supplie
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment
Et qui se sont aimés
Oui je lui crie
Pour toi pour moi et pour tous les autres
Que je ne connais pas
Reste là
Lá où tu es
Lá où tu étais autrefois
Reste là
Ne bouge pas
Ne t’en va pas
Nous qui sommes aimés
Nous t’avons oublié
Toi ne nous oublie pas
Nous n’avions que toi sur la terre
Ne nous laisse pas devenir froids
Beaucoup plus loin toujours
Et n’importe où
Donne-nous signe de vie
Beaucoup plus tard au coin d’un bois
Dans la forêt de la mémoire
Surgis soudain
Tends-nous la main
Et sauve-nous.

1 comentariu

Filed under Motive pentru condei

One response to “Jacques Prévert – poezii

  1. Bonsoir JACQUES PREVERT écris de belle poésie
    Je viens te chanter un air d’amitié
    Celui-ci ,je l’ai écouté et je viens te le fredonner

    TITRE
    Mon chant d’amitié
    Celui sait transformé en une douce mélodie
    Dans ses mots on pouvait entendre le refrain


    Belle soirée à toi et ta famille

    Une belle semaine
    avec une bise de douceur
    Bernard

    Apreciază

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